Qu'on me donne la nuit - création 2022

C'est l'histoire d'une épopée sans héros.

Une laverie automatique. Deux êtres sans mémoire. Ils se retrouvent face à face. L’une sortie du ventre de la machine de fer. L’autre attendant depuis un moment que quelque chose advienne. Ils se regardent. Yeux essorés par le souvenir peut-être d’une promesse. Il faudra trouver l’énergie d’avoir quelque chose à se dire. Quel premier contact ? Et si toute mesure n’était point acquise, qu’est-ce qui permettrait la relation ?

Ils finiront chacun dans leur système. Chacun dans leur ventre de fer. Et la fin ne sera qu’un recommencement ! Et il se passera 1heure ! Juste une heure entre eux deux ! Ils font des plis. Créent des replis. Parce qu’ils commenceront à sentir que la comparaison fait mal. Si une nation est imaginée comme une famille - avec ses filiations et ses ressemblances - comment créer d’autres récits pour ne pas s’étouffer ? Comment pourront-ils être côte à côte s’ils doivent être soit visibles soit invisibles en une tyrannie du regard ! Où est l’entre deux ? L’antre d’eux ? C’est une rencontre imprévue. L’histoire d’une épopée sans héros. Deux marginaux. Deux parias.

NOTE D’INTENTION
Forme autonome scénographiquement qui peut se penser en intérieur (lieu dédié) ou extérieur. C’est l’histoire d’une épopée sans héros. Une laverie automatique. Deux êtres sans mémoire. Ils se retrouvent face à face. L’une sortie du ventre de la machine de fer. L’autre attendant depuis un moment que quelque chose advienne. Ils se regardent. Yeux essorés par le souvenir peut-être d’une promesse. Il faudra trouver l’énergie d’avoir quelque chose à se dire. Quel premier contact ? Et si toute mesure n’était point acquise, qu’est-ce qui permettrait la relation ? Écrire à 4 mains c’est aussi valoriser une rencontre entre consœurs et laisser advenir un lieu d’accueil très fort de la pratique de l’autre. Au même titre que le duo d’interprètes qui devront aussi s’apprivoiser. Cet ouvrage d’une heure sera un condensé, une expérience sensuelle de la rencontre de deux êtres qui ne savent encore rien de ce qui les relie. « Le même requiert l'Être, le Divers établit la Relation.» Nous voudrions déconstruire des adages tels que « qui se ressemble s’assemble » ou encore « c’est son portrait craché » On voit qui dans l’autre ? Comment raconter l’humanisme relationnel ?
Aline Reviriaud

Crédit photo : Laure Villain

Ecriture Aline Reviriaud et Penda Diouf
Conception et mise en scène Aline Reviriaud
Production Céline Develle IDEM Collectif
Coproduction Tinta'mars

Avec Cille Lansade et Gonzague Van Bervesselès
Musique Jérôme Thomas

Ce spectacle est créé selon la Charte Ecologique Not'Pom

Tempi de création en cours