Que tout s'enflamme, nous attendrons

Edito

Comme le dit Eduardo Galaneo, “L’utopie, c’est comme l’horizon, tu fais un pas vers lui, il recule d’un pas. A quoi sert l’utopie alors ? Eh bien précisément à cela, à avancer.” Nous cherchons à donner du sens à la réalité. Nous continuons à avancer sans vouloir faire comme avant, sans ignorer les nécessités de transformation, nous avons à ouvrir encore nos imaginaires et ce mois de mars en effervescence sociétale, nous a agité aussi grâce à ces temps d’échange volés à nos peurs, à nos paralysies, à nos solitudes. Je pense à notre « topographie des imaginaires ».

Je pense aussi à l’événement « nous sommes ressources » initié à Dijon par La Coursive, afin d’activer nos reliances (« rupture de l’isolement ; recherche de liens fonctionnels, substitut des liens primaires, communion humaine » selon le sociologue Roger Clausse) pour défendre une écologie en notre secteur culturel. La pensée ne se confine pas. Le désir ne cesse pas. La force de vie nous agite toujours. Et nous assumons la main sur le cœur, avec courage, ce défi perpétuel de faire sens. C’est ce que nous fabriquons aussi ; des choses qui ne se voient pas, des tissus, des reliances, de la pensée, des émotions, des destinées, des altérités, des prémonitions, des utopies…

"Que tout s’enflamme, nous attendrons" est un spectacle qui porte bien son nom. Il attend, mais quoi au juste ? Il vous attend. IDEM Collectif continue son travail sensible, nous l’espérons et nous sommes peuplés de rencontres en Lycées ou encore au Centre hospitalier de la Chartreuse. Nous écrivons, nous nous laissons écrire aussi. Nous imaginons des formes résilientes et militantes.

Aujourd’hui nous partageons cette conviction simple : nous sommes toutes et tous irremplaçables et nous devons en faire le récit ! Ecrire nos solidarités, nos solarités.

Nous avançons ensemble et rien ne peut arrêter cela !

Aline Reviriaud

Topographie de nos imaginaires, les 26 & 27 mars 2021 : retour en image